Un billet écologeek, par Lauranne.

Depuis mon entrée dans la team journalistique de BXL geek (tu as vu Sam… J’ai retiré « fine équipe » 😀 ), j’ai réfléchi au thème du prochain article que j’allais rédiger. Pour à la fois surfer sur la vague (de chaleur) et évoquer une sujet brûlant d’actualité, j’ai décidé de vous faire part de mon ressenti personnel sur la série Netflix « Our Planet ».

Avant toute chose, je tiens à préciser que je n’ai vu que les 3 premiers épisodes, et donc, si vous vous dites que ce n’est pas suffisant pour la rédaction d’un article, je vous invite à vous arrêter ici… Ou pas.

La série, créée sur base du film documentaire « Earth », se présente sous forme de volets dédiés à plusieurs espaces de la faune et de la flore existants sur la planète Terre. Les images sont réellement magnifiques et permettent une découverte d’espèces diverses et variées.

« L’homme s’est inspiré de certains comportements »

Nous constatons d’ailleurs que l’homme s’est beaucoup inspiré de certains comportements animaliers pour créer les siens. Le papou, une espèce de pingouin, a inventé l’offrande du caillou pour séduire sa belle. Cela ne vous rappelle rien ?

Le pinguin papou.

Et si le moonwalk avait rejoint la popculture grâce à Michael Jackson, qui se serait inspiré de Cab Calloway, lui même inspiré par la parade amoureuse du manakin à cuisses jaunes ?

Un petit oiseau que l’on retrouve principalement dans les forêts tropicales.

Le manakin, le premier animal à avoir pensé au moonwalk comme outil de séduction.

Dans le milieu du jeu de rôle, il y a un sort bien connu qui est le « glu », il paralyse son adversaire pour plus ou moins une minute. Et bien, là aussi, nous n’avons pas à nous vanter. Le péripate, avec son air inoffensif de chenille à plusieurs pattes, utilise une combinaison dangereuse : glu de moins d’une minute suivi d’une liquéfaction pour détruire son ennemi !

J’ai également découvert qu’il existe un être vivant aussi surprenant qu’effrayant. Le Cordyceps est un champignon tueur. Comme le principe de zombification, il infecte les insectes qui ont pris trop d’ampleur dans leur milieu naturel, les rend fou jusqu’à se suicider et se développe ensuite à partir du corps même de sa victime. Ce « procédé » plutôt barbare est l’un des moyens que la faune possède pour préserver sa biodiversité…

Le Cordyceps, Romero n’aurait pas rêvé mieux!

Bref, « Our Planet » permet de regarder plus intensément la planète sur laquelle nous vivons (encore) et nous dévoile quelques un de ses joyaux.

Cependant, et lorsqu’un épisode se termine, je me sens toujours ballotée entre mes émotions. Sourire ou pleurer ?

En effet, il n’y a pas que le beau ou l’extraordinaire qui est mis en avant. Ce qui m’a probablement le plus touchée jusque-là est la surpopulation de morses à certains endroits. Elle est principalement due à l’absence ou la petitesse de banquise. Ils chutent des falaises d’être trop nombreux sur un morceau de terre. Nous les voyons tenter de se frayer un chemin entre eux pour éviter ce funeste destin mais sans succès. Il faut dire que le morse n’est pas un animal dont la condition physique est un atout. Certains d’entre vous se diront sans doute que je suis un peu naïve de n’avoir pas réalisé jusque-là ce genre de situation…

A la fin de chaque épisode (qui dure en moyenne 40 à 50 minutes) et quasi systématiquement, le narrateur rappelle les ravages de l’homme sur la planète. L’homme braconne, l’homme pollue, l’homme chasse, l’homme détruit, l’homme tue… L’activité humaine et son impact est le fléau de la série, beaucoup plus important que les autres prédateurs animaliers ou végétaux. Il y a quelque chose de l’ordre de la culpabilité qui est insidieusement exprimé, cela juste avant de rappeler que le WWF supporte la série. Nous serons tous d’accord pour dire qu’effectivement l’homme joue et a joué un rôle sur la dégradation de la planète mais en est-il le seul acteur ? Je pense que nous avons considérablement accéléré un phénomène naturel. Celui des cycles de vie de notre Terre. Il y a eu d’autres temps de désolation et de reconstruction.

Un appel.

Les chercheurs et scientifiques appellent à la réflexion sur l’ensemble de nos comportements. Nous connaissons les mots qui font peur : plastique, émissions de Co², effet de serre, avion, voiture, produits chimiques, pétrole, pesticides, réchauffement climatique, etc.

De lectures en discussions avec des amis, j’ai notamment appris que le streaming lui-même fait partie de ces éléments extrêmement polluants, tout comme la 3-4-5G ou encore l’emailing et la conservation même d’emails. Il est évident qu’il faut faire passer le message via les médias qui touchent le plus de monde, internet en fait plus que partie et c’est d’ailleurs ce que je fais ici. J’ai néanmoins le sentiment que la protection et le maintien de notre environnement actuel est devenu un débat personnel et propre à chacun. Une sorte de conscience environnementale qui influe ou pas sur nos choix et nos actes au quotidien. Lorsqu’il fait 40° dehors, nous ne pouvons décemment plus ignorer ce qu’il se passe.

« Aux regards de toutes ces « petites » réflexions, je me demande… »

Verra-t-on alors apparaître sur Netflix un film documentaire sur l’impact d’internet et de ces nouveaux polluants que nous « détectons » aujourd’hui? Plus largement, avons-nous encore réellement le pouvoir de faire quelque chose ? Et, ne devrions-nous pas simplement le faire parce que nous sommes encore là ?

Lauranne Gonzalez Garcia

pour BXLgeek

Retrouvez Lauranne sur son blog et sa page facebook.

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