Les anecdotes en coulisses du Brussels Games Festival

« Le BGF, ce festival consacré aux jeux de société avec chaque année, un thème différent. Le plus grand festival belge du jeu, c’est aussi l’occasion de rencontrer les différents acteurs du milieu, dans la parc du Cinquantenaire à Bruxelles pour leur poser des questions sur leur actu, leur projets…

Il n’en fallait pas plus à Lauranne pour récolter quelques anecdotes personnelles…ne les répétez pas, promis?  » (Sam)

Celle de Fab.

Être exposant au festival international du jeu à Cannes en février 2018 n’était pas une mince affaire.
Le froid s’était emparé d’une des villes adorées des stars et avec lui, des difficultés à surmonter pour les internationaux !

L’équipe de Geek Attitude Games a subi cette année-là une véritable pandémie… La peu connue mais très redoutable grippe cannoise ! Elle a mis KO un bonne partie des effectifs de la société belge. Ils n’étaient plus que deux, ou peut-être trois, à rester indemnes et aptes à proposer un service de qualité au stand. L’un d’eux avait fait une cure de vitamine C avant le départ.

En plus de la maladie contagieuse, la neige avait aussi décidé de se déplacer dans le sud. Seul problème, il semblerait que l’aéroport de Cannes ne soit pas muni (suffisamment ? Pas du tout ? ) de matériels adéquats pour dégivrer les avions…Les vols ont donc été reportés en raison des mauvaises conditions climatiques.

Moralité ?
Une légende raconte que la vitamine C protège de la grippe, en tout cas elle n’a aucun effet sur la neige ou la glace

Je remercie chaleureusement Fabrice Béghin aka le vitaminé, pour le témoignage touchant de cette expérience !

Celle de François.

Dans une maison d’édition de jeu, il y a peu de places à la spontanéité en terme de deadline. Normal me direz-vous. Eh bien, il y a un des acteurs du milieu qui ont vécu une intense émotion, spontanée elle !

« l’évènement dont je vais vous parler a eu lieu peu de temps avant le festival de Cannes.
Il est 6h du matin, je me suis réveillé il y a franchement pas longtemps. Réflexe humain et surtout masculin, je me dirige vers mon lieu d’aisance. Le trône quoi !
Je n’y vais pas seul, évidemment, mon smartphone me permet de m’occuper tout en faisant ma petite affaire.

Je parcoure le fil de mon actualité, et là, BIM ! Sur quoi je tombe : un post accompagné d’une photo de l’un de mes contacts qui indique « Regardez ce que j’ai trouvé chez mon vendeur ! » et la photo d’un jeu qui devait sortir un mois après !

Coup au cœur. Sueurs. Check. Est-ce en France ? En Belgique ? Mais comment est ce arrivé ?!?

Je me calme et tente d’analyser la situation.
Je parcoure le profil du gars en question, histoire de savoir d’où vient le jeu qu’il a réussi à se procurer.
Merde. Il s’agit bien d’une boite provenant de l’un de nos distributeurs.

Je finis rapidement ce que j’étais entrain de faire, compose le numéro de l’entrepôt et demande à un de mes collaborateurs :
– Dis-moi que le stock est OK ? Rien a bougé ???
– Non, dans l’inventaire pc, il n’y a aucun mouvement…
– Peux-tu faire un check du stock quand même stp ?!?
– Euh…OK.
Temps inlassablement long.
– Ouai…en effet. Y a deux boites qui sont parties…

Et là, je comprends.

En fonction que nous soyons dans une année bissextile ou non, le 15 février tombe le même jour de la semaine que le 15 mars. La sortie du jeu en question devait sortir le 15 mars… Il y a donc eu confusion sur la date de sortie du jeu, et l’une des personnes bossant dans l’entrepôt a été inattentive et a expédié les 2 boites vers le distributeur…

Grâce à un procédé de « via – via », je remets la main sur tous les intervenants et arrive à arrêter la diffusion de l’information.
Mon départ en douceur vers Cannes a été quelque peu bousculé par cette sortie de jeu anticipée. »

Moralité ?
Avoir son portable dans les toilettes peut provoquer d’autres troubles que ceux attendus dans ce lieu habituellement.

Merci à François Romain de chez Asmodée de m’avoir donné autant de détails dans le récit de  l’un de ses grands moments de solitude… (Je n’en demandais pas tant ^^ )

Celle de Charles-Etienne.

Auprès du public de jeu de société, le mot « Kickstarter » ou « KS » revient souvent… Au début, j’avoue que je ne savais pas de quoi il s’agissait.

A la base Kickstarter est une entreprise américaine qui a développé le concept de financement participatif. Ce concept permet aux internautes de financer, en fonction de leurs moyens, des projets encore au stade de l’idée ou l’avancement de ceux-ci. Cela leur confère quelques avantages comme par exemple : une priorité à la réception du jeu, des goodies, pièces spéciales, rencontres, etc.

Cette notion va évidemment faire l’objet d’histoires en tout genre, voici d’ailleurs une dernière anecdote à ce sujet et recueillie sur le site du BGF.

« Je suis un grand amateur de jeu mais également un grand fan du monde de Lovecraft, qui a beaucoup marqué ma vie.

Un jour, des amis viennent me voir et m’apprennent que Sandy Petersen, le concepteur réputé du jeu de rôle l’Appel de Cthulhu, auquel j’ai beaucoup joué et que j’adore, se lance dans la réalisation d’un jeu de plateau à l’univers lovecraftien et sous forme de Kickstarter : Cthulhu Wars.

Je vois là l’occasion d’avoir un jeu exceptionnel qui vient compléter ma collection et un moyen de soutenir la diffusion de la connaissance de l’œuvre de Lovecraft. Je ne peux pas résister et j’investis pour mon premier KS en 2013 !

Je reçois alors le premier volet du jeu 3 ans plus tard. Nous étions justement en plein dans les travaux de l’Alliance Mérode, et c’est probablement ça aussi qui a participé à la création du lieu et de son ambiance. En effet, nous avons pu faire connaitre le jeu, l’univers de l’auteur et l’espace que nous construisions simultanément.

Nous sommes en 2019 et je suis toujours entrain de suivre l’évolution du jeu, car tout n’est pas encore arrivé. Cela arrive par vagues et cela peut prendre pas mal de temps.

Ici, on en est à la troisième arrivée du jeu et, j’ai voulu rendre service à un pote. J’ai pris une version française pour lui en plus de mon « pledge » anglais (« promesse » en anglais ; définit aussi le fait de participer au financement du jeu).
Mais, tout est retardé à cause de cette version française !
Ils ont perdu des pièces, la traduction prend plus de temps, etc… Bref, c’est compliqué et je n’ai pas toujours reçu cette troisième volée de mon jeu.

Comme quoi, il faut soit être patient, soit parfois privilégier la version originale et faire un petit effort de traduction plutôt que de vouloir les choses dans notre langue maternelle. »

Moralité ?
Avant de faire plaisir à un pote, vérifie qu’il est polyglotte !

Grand merci à Charles-Etienne Jamme de l’Alliance Mérode pour cette jolie histoire teintée d’une légère frustration 😉

Charles-Etienne, dont avait déjà parlé dans un article consacré au BIFFF: http://bxlgeek.be/2019/04/07/bifff-2019/

Pour plus d’info sur son resto jeu:

Facebook: https://www.facebook.com/AllianceMerode/

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *